GLOBAL WIND ENERGY - In Press

L'ORIENT LE JOUR
                        

     Four years after the call of initial offers, Mohammad Fneich, the former minister of the energy, at last signed an agreement with the company Global Wind Energy, based in France, represented by his director César Nahas, to elaborate a wind Atlas.  This atlas shows the measuring of wind speed in the Lebanese regions, in order to study the potential of wind turbines production.  "Lebanon is very late in comparison with the other Arabic countries in terms of renewable energy and yet, It has a true potential", afirmed Mr. Nahas to L'Orient Le Jour.  In fact, he has already made studies of winds on seven Lebanese sites, and said he had "obtained an average of stable winds which makes the production of electricity in certain regions possible". 

According to him, the wind turbine energy could at term generate, almost 20% of the currently produced electricity, which means 400 mégawatts (MW) per year, to least cost. 

To obtain this result, it would be necessary to install close to 200 turbines in Lebanon, being equivalent in height to a building of 42 floors and weigh 300 tons each.  That represents an initial investment on the order of 1.2 million Euros by turbine, the whole project representing an investment of almost 500 million Euros.  The maintenance expenses will be marginal, the turbines working completely using the wind. 

Still according to him, a kilowatt-hour (kWh) generated by the wind turbine energy would be sold to the EDL to 8 or 9 cents, while the cost of income of a kWh produced by fuel is currently of 17 cents, being sold by the EDL to 50 Lebanese pounds, to take into account the expenses of distribution expenses, invoice and management.  Also, if 400 MW were effectively generated by the wind turbine energy, the Lebanese Treasure would save 350 millions of dollars per year in terms of fuel, on the basis of the current prices.  Mr. Nahas also pointed out the potential gains in terms of pollution.  In fact, Lebanon having ratified the Kyoto protocol, can benefit of the CDM system that consist in either sell or buy rights to pollute. As well as on the specialized markets at Frankfurt or Rotterdam, the ton of dioxyde of carbon is negotiated to15 dollars.  The wind turbine production representing 400MW of electricity would therefore, permit Lebanon to save 10 000 tons of carbon dioxyde and 150 000 dollars per year. 

However, the wind turbine energy also has some inconveniences, esthetic and logistical.  It will be necessary for example to find the adequate locations and install the turbines there.  Wathever happens, the wind Atlas should be ready in six months.  This document will be put by the ministry at disposal of the eventual investors.  A call for offers propositions might be done next.  "Global Wind Energy, that has wind turbines parks in France, in Greece and soon in Mexico and in Bulgaria, will then be the first one on the sector", asserted Mr. Nahas who wanted to make an homage to the determination of M.Fneich to reform the sector. 

Beyrouth, 28 Novembre 2006

 

Original Version in French

 

     Avant sa démission, le ministre de l'Énergie, Mohammad Fneich, s'était ainsi sérieusement engagé sur la voie de la libéralisation du secteur, des efforts ensuite happés par le contexte politique. Par exemple, il y a quelques semaines, une initiative intéressante à ce niveau est passée sous silence. Quatre ans après l'appel d'offres initial, Mohammad Fneich a enfin signé un accord avec la compagnie basée en France Global Wind Energy, représentée par son directeur César Nahas, pour élaborer un Atlas des vents. Cet atlas permet de mesurer la vitesse du vent dans les régions libanaises, et ce pour étudier le potentiel de production éolienne. « Le Liban est très en retard par rapport aux autres pays arabes en termes d'énergie renouvelable. Or il a un vrai potentiel », a affirmé M. Nahas à L'Orient-Le Jour. En effet, ce dernier a déjà effectué des études de vents sur sept sites libanais, et il a dit avoir « obtenu une moyenne de vents confortable permettant de produire de l'électricité dans certaines régions».

Selon lui, l'énergie éolienne pourrait à terme générer près de 20 % de l'électricité produite actuellement, soit 400 mégawatts (MW) par an, à moindre coût.

À cette fin, il faudrait installer au Liban près de 200 turbines, équivalant en hauteur à un immeuble de 42 étages et pesant 300 tonnes chacune. Cela représente un investissement initial de l'ordre de 1,2 million d'euros par turbine, soit en tout près de 500 millions d'euros. Les frais de maintenance seront ensuite marginaux, les turbines fonctionnant entièrement à l'aide du vent.

Toujours selon lui, un kilowattheure (kWh) généré par l'énergie éolienne serait vendu à l'EDL à 8 ou 9 cents, alors que le coût de revient d'un kWh produit au fuel est actuellement de 17 cents, vendu par l'EDL à 50 livres libanaises, pour prendre en compte les frais de distribution, de facturation et de gestion. Aussi, si 400 MW étaient effectivement générés par l'énergie éolienne, cela représenterait une économie pour le Trésor libanais de l'ordre de 350 millions de dollars par an en termes de fuel, sur la base des prix actuels. M. Nahas a également souligné les gains potentiels en termes de pollution. En effet, le Liban ayant ratifié le protocole de Kyoto, peut bénéficier du système CDM, qui consiste à vendre ou à acheter des droits de polluer. Ainsi, sur les marchés spécialisés à Francfort ou à Rotterdam, la tonne de dioxyde de carbone est négociée à près de 15 dollars. La production éolienne de 400MW d'électricité permettrait donc au Liban d'économiser 10 000 tonnes de CO2, soit 150 000 dollars par an.

Toutefois, l'énergie éolienne comporte quelques inconvénients, notamment esthétiques et logistiques. Il faudra par exemple trouver les emplacements adéquats et y acheminer les turbines. Quoi qu'il en soit, l'Atlas des vents devrait être prêt dans six mois. Ce document sera mis par le ministère à disposition des éventuels investisseurs. Un appel d'offres pourra ensuite être lancé. « Global Wind Energy, qui déteint des parcs éoliens en France, en Grèce et bientôt au Mexique et en Bulgarie, sera alors la première sur les rangs », a affirmé M. Nahas qui a tenu à rendre hommage à la détermination de M.Fneich à réformer le secteur. Sauf qu'aujourd'hui les problèmes de l'énergie, le ministre démissionnaire n'en a plus trop que faire.

Beyrouth, 28 Novembre 2006

Rédaction

 

L'Orient le Jour